Devenir coach, devenir soi-même

Comment devenir coach professionnel, de managers et de dirigeants ? Comment bien choisir son école de coaching ? Pourquoi et comment se certifier ? Est-ce bien raisonnable, quand nous savons que c'est une mode, surtout parmi les hauts potentiels et autres multipotentialistes ? Est-ce bien légitime, alors qu'on a pas toujours tout réglé avec soi-même, alors qu'on a pas l'expérience, l'assurance, la confiance ? Et pourquoi les personnes multipotentialistes et surdouées disposent de talents naturels pour le coaching stratégique et systémique ?

 

C'est l'été, et en ces chaudes journées, vous vous surprenez à rêver de devenir enfin vous-mêmes.

 

Vous regardez par la fenêtre, vers l'infini des possibles, vers le bleu insondable du ciel que vous voyez, ou que vous imaginez, et en cet instant - cette clairière comme dirait J.B Pontalis - vous vous demandez si ce métier bien étrange qu'est celui du coaching systémique, ce ne serait pas votre chemin, votre clairière, votre océan bleu, ou la cohérence retrouvée de votre multipotentialité.

 

Et il y a les ombres de l'entourage qui vous disent que c'est une illusion : ces écoles jouent sur une mode et son font plein d'argent, et on ne vit pas du coaching ! Dans la caverne, choisir les ombres ou la Lumière ?

 

Le choix - que vous avez déjà fait, nous sommes bien d'accord, il ne s'agit ici que de le comprendre - est cornélien par essence.

On peut être aveuglé par la Lumière (ne pas comprendre ce qu'est vraiment être coach et se lancer vers une illusion), parfois, il est juste de rester parmi les ombres le temps d'accumuler assez d'énergie pour s'envoler à la verticale dès la prochaine clairière.

 

On peut choisir la Lumière guidé par une ombre, ou choisir l'ombre, guidé par la Lumière. Chez le surdoué notamment, le faux-self peut convaincre de devenir coach comme de ne pas prendre ce chemin.

 

Je sais que vous avez envie de réponses détaillées, notamment à la question "comment faire concrètement", ...et je sais que vous savez que la réponse n'est pas là, que quand c'est juste, tout se fait naturellement. Trouver la justesse, c'est peut être cela le sujet. 

 

Alors je vous propose mes ressentis sur certaines situations, mes hypothèses, mes questions, sur la manière de devenir coach avec justesse.

 

Je vous donnerai également quelques éléments pratiques, avec plaisir, même si là n'est pas l'essentiel.

 

Très belle lecture à vous

 

 

Matthieu Lassagne

 

Conférencier, Coach certifié de Dirigeants, Managers, Coachs qui vivent une transformation, souvent surdoués et multipotentialistes - communique pour libérer les potentiels de ces personnes sensibles et douées au bénéfice de la société

Matthieu, qu'est-ce que le coaching ?

Je vous invite à commencer par lire sur le site de l'International Coach Federation la définition officielle du coaching, et les 11 compétences du coach. 

 

Prenez le temps d'imaginer comment chaque mot se concrétise, dans l'ici et maintenant d'une séance, entre le coach et l'accompagné / le collectif.

 

Le coaching n'est pas du conseil, de la formation, de la thérapie. Vous accompagnez une équipe de direction, un collectif, un décideur, un manager, à trouver en lui ses propres solutions. Un élément clé du coaching : la maïeutique.

Et vous, parlez-moi du coaching tel que vous le vivez et le pratiquez ?

Dans la bienveillance, l'absence de jugement, en lien avec le client, le coach lui pose les questions justes afin qu'il trouve ses propres réponses.

 

Le coach est systémique : en comex par exemple, il ne distribue pas les responsabilités en cas de conflit, même si souvent, la personne responsable de tout semblerait évidente à désigner. Il fait prendre conscience de la co-responsabilié des acteurs, et amène les collectifs à travailler sur les liens qui les unissent (interfaces opérationnelles) plus que sur eux-même (ce qui différencie le coaching de la thérapie).

 

Le coach est neutre, il n'exprime pas d'opinion ou de croyance en mission, il est prêt à se laisser surprendre, il considère chaque personne, équipe, entreprise, comme un être vivant mystérieux et inconnu.

 

Le coach, s'inspire aussi bien de la Gestalt, de l'Analyse Transactionnelle, que de la systémique, pour accompagner son client à vivre à petite échelle, dans l'ici et maintenant de la séance, dans l'espace sécurisé qu'offre le coaching, ce qu'il souhaite reproduire dans la vie professionnelle à l'extérieur.

 

Le méta est fondamental : conscientiser les jeux relationnels parfois très fins qui s'installent entre vous, coach, et votre client individuel ou collectif, l'exprimer à votre client (feedback méta systémique), afin qu'il prenne conscience d'éventuels reflet entre ce qui se joue ici, et ailleurs.

 

Exemple : le client qui place le coach à une posture de sachant, de Père, pour pouvoir mieux se rebeller (enfant soumis adapté rebelle) contre ses conseils et se protéger du changement. Dans ce cas le coach recadre tout de suite la relation, en rappelant le contrat de coaching. Le client prend alors conscience qu'il peut jouer ce jeu avec son N+1 également par exemple.

Quelle serait une description plus profonde et poétique du coaching ?

Serait-ce savoir attendre sans intention mais avec attention que son client atteigne sa justesse ? (inspiré de l'immense François Roustang).

 

Sans intention, parce qu'on ne souhaite pas que son client réussisse, nous ne sommes pas là pour rejouer avec le client ce qu'il a vécu avec ses parents (réussis ! sois plus fort ! fais des efforts ! ).

L'absence d'intention permet d'offrir à son client un espace de travail où il va explorer de lui-même ses possibles. C'est la neutralité du coaching, la toile solide, de qualité, sur laquelle l'artiste peint son avenir.

 

L'attention, c'est porter une attention bienveillante à ce que ce qui est travaillé reste cohérent avec les objectifs et indicateurs de résultats qui forment le socle du coaching. C'est aussi l'attention au non verbal, à ses émotions et celles de son client, aux contradictions à peine visibles mais très signifiantes qui peuvent parcourir son discours.

L'écoute est également fondamentale. Ecouter, cela implique faire silence en soi, prendre du recul vis à vis de ses propres croyance.

 

La justesse. Le coaching vous apportera non pas le bonheur - le bonheur, Raphael Enthoven en parle si bien - mais un sentiment de justesse, d'alignement et de sérénité lorsque par exemple, pour vous décrire quelques exemples de situations où tout se joue :

  • Après un jeu de faux-semblants (le coach en est conscient, le client croit qu'il l'est pas), votre client se surprend à émettre un rire méta conscient de son propre jeu, et en l'espace d'une seconde, s'autorise à décider qu'on peut décider de sa propre vie...
  • Le client trouve une phrase qui le fait simplement bugguer, parce qu'elle est tellement juste qu'elle dit tout, simplement tout, alors que la totalité devait être une illusion...le client s'est peut être trouvé (Nietzsche). Il n'a rien résolu, il a compris pourquoi il n'y avait plus rien à résoudre.
  • Le client, à son tour, en s'appuyant sur ce qu'il vit en séance avec vous, laisse tomber les jeux de sauveur, de fausse humilité (notamment chez le surdoué), ses croyances limitantes sur les comex, les entreprises et le monde, pour expérimenter lui-même cette neutralité, ce Zen au delà du Zen, cette sagesse qui se moque de la sagesse...

Comment m'y prendre pour trouver l'école de coaching qui me conviendra vraiment ?

Les écoles changent, comme leurs intervenants et leurs dirigeants. Théoriquement, certaines pourraient ainsi surfer sur de belles réputations passées, et d'autres écoles plus jeunes pourraient être moins connues et pourtant former à un coaching actualisé, qui intègre les derniers développements en neurosciences par exemple.

 

Les écoles changent, et chaque personne qui se pose la question du coaching est singulière. C'est pour cette double raison que tout classement ne serait que subjectif. 

 

Si l'école idéale existait, elle serait peut être : 

  • L'école où la réunion d'information vous a convaincu, vraiment convaincu, en vous autorisant à écouter votre intuition
  • L'école où l'on a pris le temps, avec bienveillance, de répondre à vos questions, et où éventuellement vous avez noué un lien particulier avec un directeur ou un formateur
  • L'école où vous sentez, en regardant les parcours des formateurs, et en étant à l'écoute de ce qu'ils vous renvoient, que ce sont des personnes qui ont suffisamment travaillé sur elles-mêmes pour vous autoriser à réussir et même, éventuellement, à les dépasser.

Ce dernier point est particulièrement important pour les personnes surdouées, qui peuvent sentir et pointer une fragilité chez un coach formateur avec 20 ans d'expérience, et faire en un an un chemin de vie que d'autres ne feront jamais.

 

Former des hauts potentiels, cela demande de revoir des croyances qui paraissent si évidentes : la sagesse se gagne avec l'âge, il faut de la bouteille pour coacher les décideurs...

 

La beauté d'être coach, c'est de se sentir prêt à se faire dépasser par son client, et de vivre ce dépassement non pas comme une remise en question, mais au contraire comme une validation que sa neutralité et sa posture systémique ont permis la transformation.

 

Selon moi, les autres points à regarder sont les suivants :

  • Un école qui est et paraît indépendante de toute mouvance politique ou autre
  • Pluridisciplinarité des approches
  • Ecoles qui disent non aux personnes non stables psychiquement, ou qui très apparemment risquent de ne pas réussir leur reconversion dans le coaching
  • Ecoles qui savent expliquer clairement les différentes étapes et les processus de certification
  • Ecoles qui donnent des supports de qualité, s'autorisent l'abondance (quitte à faire payer plus cher) et l'élégance, et une approche également business et pragmatique du coaching

Sans certifier être d'accord avec l'ensemble d'entre-eux, je trouve intéressante cette liste de critères de l'Institut Repère, à compléter avec vos propres recherches.

 

Prenez en compte les dates et autres aspects pratiques, mais ne renoncez pas à une école qui vous parle vraiment pour des aspects pratiques : devenir coach, de profession ou d'état d'esprit, implique savoir ce que l'on veut ! 

 

Si vous me le demandiez, même en off, je ne saurais identifier quelle école remplit le mieux les différents critères : elles changent parfois si vite, faites votre propre chemin, multipliez les rencontres positivesfaites confiance en votre intuition...

Comment se déroule le processus de certification ?

Dans la sélection d'une école, l'accréditation par un organisme de certification, comme l'International Coach Fédération, fait partie des éléments importants à regarder.

Pour résumer, le parcours de certification d'un coach est simplifié lorsque l'école a elle-même un certain niveau de certification. Prenez le temps de regarder.

 

Regardez également la certification que vous obtenez, notamment l'éventuelle reconnaissance diplôme d'Etat - à la sortie de votre école, avant même de vous faire certifier ou non par un organisme de certification.

 

Exigez des réponses claires sur la reconnaissance concrète de vos diplômes.

 

Certification par l'école et organisme de certification, ce sont deux accréditations différentes qui impliquent des intentions différentes : faire savoir que vous avez suivi une formation de qualité / faire savoir que vous maîtriser la déontologie dans ses détails, que vous avez en nombre d'heures une certaine expérience du coaching, que vous faites partie d'un puissant réseau de coachs, Etc

Faut-il avoir été dirigeant pour devenir coach de dirigeants ? Avoir été de la télé pour coacher des personnes issues de la télé ? Etc...

Un des grands principes du coaching systémique, en tout cas tel que je le perçois, c'est la neutralité. C'est parfois presque mieux, pour une entreprise, si le coach n'a pas de passé professionnel dans son secteur d'activité.

 

Le talent d'une personne à accompagner une autre à libérer tous ses potentiels ne dépend pas uniquement son parcours passé. C'est un talent, souvent inné, même si elle apprend à le structurer, et à le rendre plus éthique, plus apaisé, plus puissant, plus juste.

 

Vous pouvez avoir 25 ans et être un coach de dirigeant brillant, notamment pour les guider vers le futur. C'est beaucoup plus une question de personnalité et de talent que de passé professionnel, même si bien sûr, le passé professionnel compte aussi et participe à la légitimité ! 

 

Mais est-ce que mes prospects auront l'ouverture d'esprit de le comprendre ?

me demanderez-vous si vous avez 25 ans.

 

Non, et cela vous aidera à trouver les justes clients. Ceux qui veulent prendre part au monde des affaires d'aujourd'hui, ceux qui ont de l'ambition, pour qui le coaching donnera des résultats, et qui vous recommanderont. Ceux qui vous aspireront dans leur cercle vertueux.

 

Et n'oubliez pas que devenir coach, c'est - en tout cas selon moi - s'ouvrir d'emblée à l'international. En coaching individuel, avec la visio, vous pouvez accompagner dans le monde entier. Dans sa définition du coaching, l'ICF inclut clairement le coaching par téléphone : des croyances limitantes sont souvent à dépasser sur ce type de coaching.

 

Est-ce bien raisonnable de devenir coach, quand nous savons que c'est une mode ?

Non, selon moi, ce ne me semble pas (toujours) raisonnable :

  • Si l'essentiel n'a pas été réglé sur le plan psychique. Si le coaching, c'est au fond, pour aller mieux, se soigner ou soigner un proche en exerçant un métier permettant de le comprendre
  • S'il s'agit de vous raconter que le coaching, c'est votre vie, alors qu'il s'agit (inconsciemment) de satisfaire une contrainte familiale, ou encore s'il s'agit d'un choix professionnel par défaut
  • Pour ma part, devenir coach parce que l'on a renoncé à dépasser le plafond de verre au sein de son organisation est rarement (je n'ai pas écrit "toujours") une bonne idée.

Toutes les exceptions existent, je raisonne ici à un niveau plus statistique qu'individuel. Les statistiques, prenez justement le temps de les rechercher et de les lire. Vous pouvez commencer par exemple par les études de marché du coaching de l'ICF.

Décider, vraiment, de vous autoriser à réussir

Décider que l'on peut décider de s'autoriser à réussir

 

A l'inverse, devenir coach peut être plus juste, lorsque : 

  • On est prêt à s'investir à fond et dès le départ dans ce nouveau métier, à plein temps, et à bien le faire comprendre à l'entourage
  • On est conscient que le webmarketing (ancienne version) ne marche plus, que les RH sont saturés de demandes de référencement de coachs identiques
  • Et que réussir implique de trouver sa singularité, très précise, qui se base sur sa zone de génie, qui peut n'avoir rien à voir avec la zone d'excellence éventuellement utilisée jusque là.

Comment vérifier que j'ai trouvé ma singularité en tant que coach ?

Il existe de nombreuses manières de trouver sa singularité : hypnose, rêve lucide, accompagnement en coaching, ou encore par ce spécialiste qui accompagne à trouver son Mode Opératoire Itératif et Identitaire (la version cognitive de la zone de génie).

 

Pour ma part, je m'intéresse aussi à ce que j'appelle l'identité symbolique, que le client vérifiera en testant la corrélation avec l'identité cognitive (test WAIS, MBIT, Golden, analyse PNL ou autre formations comme décrit ci-dessus), puis en testant les résultats de la prise de conscience de cette identité symbolique dans la réalité.

 

Selon moi, une personne a trouvé sa singularité, dont découle toutes les autres, lorsqu'elle me parle d'une image, symbolique, connectée à l'Universel, associée à des sensations infiniment plus subtiles que des mots, et qui l'amène à ressentir une très forte évidence et à se dire : ça c'est juste moi, c'est ma place, c'est ce que je suis.

 

Exemple (inventé) : je suis un compas capable de dessiner une sphère, car à mon contact, la surface du support se courbe au fur et à mesure que le trait se dessine.

 

Cette image est concise, et à la fois d'une telle complexité sous jacente que vous imaginez bien que le coach qui se sent connecté à cette image, et qui l'exprime sur le marché, se trouve face à un océan bleu.

 

De cette identité symbolique vont découler naturellement des identités sur le marché. J'écris bien des identités : le réel est comme un cristal à plusieurs facettes qui va refléter dans de nombreux domaines cette même image intérieure symbolique.

 

Ici, on aura par exemple une personne qui va coacher des penseurs français à développer un nouveau système philosophique qui intègre la complexité de notre époque, cette troisième dimension à prendre en compte en plus de l'Inconscient (Freud) et du Social (Marx) par exemple...Il va aussi coacher des architectes futuristes à développer leur créativité (Ex : Fondation Louis Vuitton, cet architecture qui semble venir chercher une autre dimension de l'espace, peut être le temps; après les grattes ciels, la nouvelle architecture serait-elle des bateaux qui sembleraient se glisser sur le temps. Après la hauteur, l'intemporalité...). Peut être notre coach imaginaire pourra-t-il accompagner des chirurgiens du cerveau à rendre leurs gestes plus précis.

 

Trois domaines apparemment différents, mais dans lesquels le coach pourra se sentir parfaitement à sa place, parce que cela relève d'une même symbolique, d'un même élan sous jacent, d'une même essence.

 

Cet exemple est totalement fictif et non forcément cohérent. Mon intention est de vous faire sentir ce qu'est pour moi l'essence d'une identité symbolique qui fera une identité professionnelle forte, cohérente, et tout à fait compatible avec la multipotentialité.

Comment les prospects peuvent-ils venir à moi naturellement ?

Une fois l'alignement trouvé, une fois dépouillé du faux-self, dont l'humilité auto-sabotante fait souvent partie, (et dont les croyance négatives sur les réseaux sociaux font également partie : c'est de la manipulation, c'est devenu pourri, etc...) vous aurez un discours clair, minimaliste, qui s'exprimera naturellement :

  • Sur les réseaux sociaux (Facebook page Entreprise, Google+, Twitter...), et surtout Linkedin
  • Sur votre site Internet (non obligatoire au début), vos plaquettes et cartes de visite
  • Lors des conférences ou ateliers que vous organiserez.

Aujourd'hui, ces tâches sont largement facilités par des outils très pratiques.

 

Si les termes de SEO, de Google Analytics ou plus largement de webmarketing ne vous parlent pas, vous ne trouverez que cela sur Internet, gratuitement et souvent bien expliqué : comment s'y prendre pour débuter, les classement des différents logiciels gratuits et payants...une nébuleuse qui paraît complexe au départ, simple en réalité.

 

Et n'oubliez pas que beaucoup d'entreprises que vous accompagnerez devront faire appel au numérique pour survivre : occasion de vivre ce que vos clients devront vivre d'un jour ou l'autre.

 

L'important, et c'est là que ce situera la majeure partie du travail, est de trouver votre politique éditoriale, la colonne vertébrale qui fera le design et les textes de vos différents médias sociaux :

  • Vos trois mots clés reliés à votre singularité et qui devront se retrouver un peu partout.

Note : par définition, il y aura peu de compétition sur vos mots clés (si vous avez vraiment trouvé votre singularité), vous pourrez donc très vite optimiser votre référencement Google pour ces mots clés précis, et en gagnant en importance, conquérir les mots clés plus compétitifs

  • Les quelques couleurs qui reviendront souvent dans les images et les textes
  • Les phrases et expressions qui reviendront souvent
  • Le ton, l'ambiance

Par vos contenus, vos textes, vos comportements, vos prestations, vous resterez alors cohérent par rapport à cette politique. Etre compréhensible est essentiel.

Et si je suis multipotentialiste, et que j'ai envie de faire plusieurs activités à la fois ?

Comme écrit plus haut, la réalité est un cristal, dans lequel votre singularité se reflète à différents endroits. Et comme toute personne, le multipotentialiste est UN, si l'on remonte suffisamment en amont jusqu'à l'essence de ce qu'il est.

 

En ayant pris conscience de votre singularité, une même essence s'exprimera dans vos activités multiples qui seront ressenties par les autres comme cohérentes (sans qu'il puisse forcément se l'expliquer).

 

J'en parle dans cet article sur les défis et talents des multipotentialistes, et si vous vous sentez concerné, j'ai écrit deux autres articles sur la reconversion des multipotentialistes et leur enjeux de communication.

 

Exemple Prenons la marque Google (devenu Alphabet) : c'est le moins qu'on puisse dire qu'ils ont des activités multiples. Pourtant, dans l'inconscient collectif, Google, c'est une essence, une sensation, une vision de l'humain, très cohérente. Et cela, sans que vous puissiez forcément vous l'expliquer.

Pourquoi les personnes multipotentialistes et surdouées disposent de talents naturels pour le coaching stratégique et systémique ?

Ma société s'appelle Coaching & Douance parce que, de mon point de vue, ces mots se reflètent comme dans un miroir. Coaching et Douance émanent d'une même essence, une même symbolique de fond.

 

La pensée du haut potentiel et multipotentialiste est naturellement globale, systémique, transversale, originale. Le coaching, aujourd'hui, est justement systémique et demande une pensée élargie.

 

Le coaching demande une grande empathie, une écoute précise et élargie, ce qui correspond aux caractéristiques majeures de la douance.

 

On notera aussi la curiosité, la cohérence de la pensée, l'intuition, absolument essentielles en coaching, présentes chez le haut potentiel.

 

Enfin, la maïeutique peut sembler simple : elle demande une grande capacité de rebond, de saisir l'essentiel de votre client qui vous couvre d'informations, de saisir le moment juste pour intervenir. La rapidité de pensée du haut potentiel peut largement aider. 

Alors vous me dites que tous les surdoués et multipotentialistes devraient devenir coach ?

Je pense que beaucoup de surdoués et multipotentialistes, stable psychiquement et qui ont dépassé leur faux self, gagneraient à devenir coach, pour eux-mêmes et pour la société, mais avec les nuances suivantes :

  • Au moment où cela est juste à l'échelle de leur vie, et ce peut être après une carrière en finance à 50 ans comme dès la sortie de l'école à 25 ans
  • Devenir coach ne signifie pas vendre du coaching. Ce serait confondre une identité et une activité. On peut devenir coach tout en restant DG de sa société, auditeur financier, contrôleur de gestion, écrivain, politique...Devenir coach, c'est intégrer l'état d'esprit du coaching dans sa vie professionnelle, c'est devenir un manager coach par exemple
  • On peut coacher en parallèle d'autres activités
  • Enfin, et cela seulement dans de rares cas, on peut, petit à petit (conseillé), passer de sa précédente activité à du coaching à part entière.

 

Vous pouvez très bien faire une école de coaching, pour expérimenter l'apprentissage au métier de coach, pour explorer - c'est en général 3 jours par mois, ce qui n'implique pas de quitter son job pour cela - en vous sentant libre d'exercer en tant que coach, tout de suite si c'est juste, plus tard, jamais, et dans ce dernier cas, l'expérience du passage par l'école de coaching aura été tout autant enrichissante.

Conclusion

Je conclurai par cette phrase, qui me semble représenter le changement de paradigme que va amener le coaching au sein de notre société et de nos grandes organisations publiques et privées.

 

Le vieux sage dit que toute chose doit mourir un jour. Le jeune coach lui répond que, dans ce cas, la mort devra bien mourir un jour.  

 

Par sa dimensions apolitique, sa logique et sa neutralité sans concessions, qui se matérialisent par la systémique, la cybernétique, le constructivisme, le coaching de demain va nous amener à revoir les croyances qui nous semblaient les plus évidentes (l'immortalité serait la chute de l'humain, le monde n'est que lutte des classes,...), nos faux-self collectifs et individuels les plus ancrés, pour nous ouvrir à une ère où après un siècle difficile, l'humain renouera avec l'ambition d'exister à un niveau qu'il n'aura jamais imaginé possible.

 

En nous intéressant aux liens qui unissent les personnes, plutôt qu'en jugeant à qui la faute, on dépassera les choix cornéliens qui opposent les uns aux autres, qui se résolvent par le vote tout en créant des rancœurs, en faisant bosser l'intelligence collective humaine comme artificielle pour un mieux vivre pour tous.

 

Je crois au coaching, je crois en cette posture, justement parce qu'elle ne demande pas à croire. En France, vous, coachs de demain, accompagnerez les décideurs à passer de l'idéologie à le pensée

 

Matthieu Lassagne

 

Conférencier, Coach certifié de Dirigeants, Managers, Coachs qui vivent une transformation, souvent surdoués et multipotentialistes - communique pour libérer les potentiels de ces personnes sensibles et douées au bénéfice de la société

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Malika (mercredi, 28 novembre 2018 16:10)

    Article très riche et en profondeur (comme d'habitude), merci !