La supervision pensée pour le coachs certifiés, les DRH et les Dirigeants avec un haut potentiel intellectuel (HPI)

 

Bonjour Matthieu, pourquoi cet article ? 

 

Bien sûr pour parler des activités du cabinet, mais aussi et surtout pour inspirer les coachs hauts potentiels à mieux accompagner leurs clients. Pour parler aussi de ce si beau métier, si peu connu, qu'est la supervision qui n'est pas un prolongement du coaching, qui est une expertise à part entière.

 

Et cet article n'est qu'une facette supplémentaire, parmi bien d'autres que vous pourrez explorer sur ce site, dans laquelle se reflète un seul concept : décider enfin de s'autoriser à exister, à vivre, à s'affirmer en tant que personne sensible et douée, dans le monde d'aujourd'hui. Mais ce concept est tellement profond, qu'il demanderait une infinité d'angles de vues pour le comprendre vraiment.

 

Mais justement, la supervision, n'est-ce pas le lieu où l'on monte tellement en conscience qu'on ne voit plus les reflets de son sujet, mais le Sujet lui-même ?

 

Enfin, cet article pour encourager les accompagnants pratiquer en étant à l'écoute du haut potentiel du client, qui est un vécu, un univers, d'une profondeur infinie et qui non, n'est pas un trait de personnalité comme un autre à prendre en compte et déjà adressé par les outils classiques...

 

Cet article ne prétend pas être une définition officielle de la supervision (une définition officielle se trouve ici, et ma supervision s'inscrit dans ce cadre PSF dans la pratique).

Cet article un essai, une manière de vous parler de la coloration de ma supervision à l'intérieur de ce cadre, et la perception que j'en ai intuitivement et métaphoriquement. Pas de prétendues vérités ici, prenez ce qui vous inspire.

 

Matthieu, pour commencer, pouvez-vous nous faire découvrir en quelques mots ce qu'est la supervision pour vous ? 

 

Pour un coach certifié, un dirigeant, un DRH ou un directeur communication, ou toute personne accompagnant d'autres personnes à grandir, la supervision, c'est un lieu à soi, rien qu'à soi, sans jugement, pour laisser les émotions venir et se libérer, pour laisser apparaître ce que l'on ne voulait voir, dans son métier, dans la relation à un client, sans la relation au groupe ou au comex.

 

La supervision, c'est monter en conscience, voir soudainement tout qui se relie et se met à faire sens, et s'approcher à chaque fois un peu plus de devenir soi-même,...et ainsi, accompagner encore plus puissamment ses clients à faire de même et les écosystèmes à devenir plus fluides, efficaces, systémiquement écologiques  et ambitieux. 

 

Dans cet espace, où il n'y a que des sujets, pas d'objectifs comme en coaching, sont souvent travaillés les trois grands domaines suivants : 

  • Les situations clients avec quelque chose qui pose question, qui gêne, qui fait ressurgir des douleurs passées (exemple : manque de légitimité, ne pas oser clarifier le cadre, ne pas oser dire non...), ou avec un dilemme éthique...
  • La posture de coach, les outils utilisés, la manière de faire du coaching, la manière de communiquer sur l'activité, de la développer, de collaborer avec les autres coachs...
  • Le développement personnel qui interagit avec ces deux premiers points. Car tout est reflet : les sujets des clients, là où l'on en est personnellement, là où en est l'activité...

Pour les DRH et Dirigeants, dans l'essence les deux premiers points sont les mêmes, on les nommera simplement différemment :

  • Situations collaborateurs et au Comex
  • Et posture de leader (leader-coach, leader d'influence)

 

Matthieu, et la supervision spécialisée en hauts potentiels, de quoi s'agit-il ? 

 

Les trois grands domaines ci-dessus vont être travaillés en accompagnant le client à se connecter à des ressources auxquelles il s'est souvent interdit toute sa vie de se connecter vraiment : les talents, les compétences, liées au haut potentiel, et notamment au coeur du réacteur du haut potentiel : l'intuition fulgurante conjuguée à la pertinence de la pensée. 

 

Les coachs que j'accompagne s'en rendent compte très vite : les outils actuels dont s'inspire le coaching comme la supervision ne couvrent pas le champ du haut potentiel intellectuel (HPI), qui consiste en une manière profondément différente de percevoir, de sentir le monde, de traiter l'information et de la communiquer. 

 

Avec tous les outils du monde, si on n'est pas accordé à la vibration du haut potentiel (et la synchronisation ne suffit pas et se voit à 100 km...😊) - je parle du haut potentiel en tant que concept, entité indépendante, comme de la Personne haut potentiel que l'on a en face de soi -  tout ce que va dire le coach ou le superviseur va l'aider, mais il y aura toujours un "oui mais...", quelque chose qui manque et que l'on ne saurait nommer.

"oui mais..." que l'on pourrait facilement interpréter comme de la résistance, du jeu relationnel, de l'hystérie...

 

 

Quand les outils, les symboles, les sujets abordés, parlent le langage du haut potentiel, qui est un univers en soi, tout devient fluide, évident, et les problèmes partent d'eux-même parce qu'ils savent qu'ils ont perdu ! Et pour relâcher la pression, ils préfèrent partir plutôt d'attendre d'être lâchés par ce haut potentiel qui se dit "en fait, ça ne m'appartient pas ça !"

 

 

Matthieu, quels sont les sujets fréquents qu'amènent les supervisés en session ? 

 

Sans bien sûr être exhaustif, les sujets suivants reviennent souvent et sont assez spécifiques aux hauts potentiels, même si bien sûr, ils peuvent concerner tout un chacun, mais à des degrés plus légers dans le nombre et l'intensité : 

 

1/ Dans la relation de coaching : 

  • Dépasser le sentiment d'illégitimité et d'imposture
  • Oser recadrer le client, cadrer le coaching
  • Oser écouter son intention et en faire un outil d'accompagnement
  • Oser parler de la douance à un client, dire les choses
  • Apprendre à détecter les reflets systémique, à poser des hypothèses sur ce qui peut se jouer en termes de transferts / contre-transferts, à ouvrir les yeux sur ce qui peut se rejouer avec un client et que l'on a vécu par le passé

2/ Dans l'activité de coach en elle-même : 

  • S'internationaliser, proposer des tarifs à son niveau, cibler des entreprises à son niveau et travailler dans des communautés de coachs diverses, mais à son niveau...et ainsi éviter le grand jeu relationnel de la personne décalée, parfois sauveuse, dont la puissance est en décalage avec sa place...(bien évidemment ici je schématise pour donner des notions)
  • Trouver son identité de coach spécifique qui va donner un océan bleu sur le marché et s'aligner avec ce que vous savez faire, et que vous n'avez plus qu'à laisser faire...
  • Développer une communication qui donne à voir la puissance, non pas de vous-même, mais de votre intuition mise dans le bon cadre et à la juste place...

3/ Dans le développement personnel : 

  • Reflet place dans la famille / place vis à vis de son client et du prescripteur / place dans la manière de mener son activité
  • Poser des hypothèse sur ce qui devrai être exploré en psychanalyse, en thérapie, choisir les justes formations pour soi (sans conflit d'intérêt bien évidemment...) 

Mais Matthieu, la Gestalt, la PNL, la systémique, le transfert / CT, Jung, Freud, Lacan, tous ces outils dont s'inspire la supervision ne sont-ils pas d'emblée prévus pour tous ?

 

Non, en partie parce que le cadre idéologique de la majeure partie des personnes qui pratiquent ces approches (Jung parlait vraiment de haut potentiel, encore faut-il l'entendre, et la PNL, encore faut-il en saisir l'essence) ne reconnait pas qu'il y a tout simplement des différences neurologiques entre les personnes.

 

Comme dans le nucléaire, l'astrophysique, le domaine des RH, l'écologie systémique,...il y a des sujets que l'on ne saurait voir, malgré les faits, parce que c'est hors du schéma de pensée habituel. C'est trop en avance, c'est comme d'une autre époque.

 

Accompagner une personne en ignorant gentiment sa douance (simplement pas d'écho) c'est pour moi la faire payer pour rejouer le même jeu que celui qu'elle n'a que trop vécu.

 

Après de nombreuses observations de séances de coaching, je pose l'hypothèse, qui n'est qu'une hypothèse, que le haut potentiel est un domaine à part entière et gagne d'ailleurs à se professionnaliser et à se développer. 

 

Pour être vraiment lui-même, pour ne pas s'adapter inconsciemment aux croyances et aux outils du superviseur, pour que celui-ci ne devienne pas le père ou la mère qui n'a pas su le comprendre, pour que ne se rejouent pas les mêmes jeux, le coach haut potentiel doit être écouté et compris sous l'angle de vue de son haut potentiel (également).

 

Comment se déroule une supervision ? 

 

Les approches varient selon les superviseurs. Pour un coach certifié avec une activité  bien installée, je proposerais 1h-1h30 (visio/téléphone) 2h (présentiel) à raison d'une fois par mois en moyenne, ou dès qu'un sujet important est à aborder.

 

Au départ, des objectifs ou sujets globaux sont posés, qui vont donner un sens, un fil conducteur, à la supervision. Contrairement au coaching, il n'y a pas de date de fin, mais des points réguliers sont faits.

 

N'accompagnez-vous que des coachs en supervision ? 

 

Non ! La supervision est un métier à part entière, qui consiste à accompagner toute personne qui accompagne ou soigne d'autres personnes ou systèmes vivants. 

 

J'accompagne des dirigeants en supervision, des DRH, et la supervision pourrait aussi s'adresser à un ingénieur qui réfléchit à l'éthique des algorithmes qu'il va mettre dans son IA, un médecin, un avocat, partout là où se trouvent des dilemmes éthiques et la responsabilité vis à vis d'autres personnes.

 

Qu'est-ce que ne propose pas la supervision ? 

 

Une question vis à vis de la Loi se travaille avec un Avocat, une trop grande souffrance avec un thérapeute et un médecin, et les conseils se trouvent auprès d'un consultant.

 

Tout la puissance de la supervision, c'est qu'on arrive avec des questions, et on ressort avec encore plus de questions ! Donc de conscience.

 

Un mot pour conclure ? 

 

Des coachs hauts potentiels ont par exemple une poésie dans la manière de donner un feedback, une fragilité et une finesse de perception qui sont d'une aide extraordinaire pour celle ou celui qui le reçoit. 

 

Vous avez tous, coach ou non, surdoué ou non, quelque chose que vous savez faire mais que vous n'arrivez pas à laisser faire...et dont les autres ont tellement besoin. 

 

Osez expliciter vos talents et les valoriser. Osez exister ! Osez sortir de cette vie qui ne vous convient plus et voyager à travers le monde pour transmettre votre énergie ! Ne réduisez pas votre impact à cause de vos valeurs, osez donner à vos valeurs de l'impact ! 

 

Bien à vous tous

Matthieu 

Contact

 

Matthieu Lassagne, Fondateur du cabinet Coaching & Douance, spécialisé en talents et dirigeants hauts potentiels, multipotentialistes ou à la pensée intuitive

 

Superviseur, Coach certifié PCC (Professional Certified Coach) par l'ICF 

Ingénieur / HEC de formation, lui-même concerné par le HPI

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