Les accompagnements spécialisés pour les personnes surdouées en carrière internationale ou à l'étranger

La douance est un terme d'origine canadienne. Alors que ma société est située à Paris, j'ai déposé cette marque dans l'intention de vous dire que le cabinet vous accompagne partout dans le monde. 

 

Le coaching international n'est pas uniquement le coaching hors France : comme je le partage avec les coachs que j'accompagne en supervision, accompagner des personnes dans le monde entier est une évidence, étant donné que nous disposons du téléphone et de la visio, et de formations qui nous permettent de préserver la qualité du coaching lorsqu'il se fait à distance.

 

J'évoque sur cette page l'accompagnement des personnes francophones que j'appelerais en situation d'internationalisation (ce qui correspond à une étape de l'émancipation chez une partie des hauts potentiels et multipotentialistes) ou internationalisées (expatriées depuis longtemps, ou qui voyagent beaucoup depuis plusieurs années au moins / ont de nombreux contacts à distance à gérer).

 

Derrière la surface, s'internationaliser, à un niveau symbolique, c'est s'émanciper de son identité première (la place que l'on nous a donné et que l'on a pas demandé), ses traditions et croyances, ses loyautés familiales pour devenir vraiment soi-même (Nietzsche, processus d'individuation de Jung).

 

Au niveau opérationnel, cela passe souvent par l'internationalisation d'un business ou d'un projet, ou un job ou une expatriation qui permet de s'ouvrir au monde, ou encore l'ouverture à l'international d'une activité d'indépendant.

 

Quand l'internationalisation a bien eu lieu, c'est une crise, une responsabilité importante, un changement, un choix apparemment impossible, qui va être l'occasion d'avancer d'un pas dans un devenir soi-même dont on avait pas perçu au départ l'ampleur du potentiel. 

 

Ainsi depuis sa création, le cabinet accompagne des personnes surdouées et multipotentialistes dans le monde entier, qui souvent voyagent beaucoup, notamment aux Etats-Unis, au Vietnam, en Suisse, Allemagne, Northern Europe, Canada, et bien évidemment dans l'Outre-mer.

 

Parmi elles, des artistes comme des expatriés de grands groupes, des créateurs de startup et des consultants indépendants avec des concepts souvent originaux et visionnaires, aussi bien que des dirigeants qui souhaitent franchir une nouvelle étape (passer à la transmission ou à l'accompagnement d'autres dirigeants, ou passer d'une posture de leader encore opérationnelle à la stratégie, avec tous ce que ça demande de lâcher et aussi les parties inexplorées de soi que cela permet d'oser explorer).

 

Matthieu, mais à s'internationaliser, ne risque-t-on pas de perdre ses racines ?

 

Cette question émane souvent d'une vision occidentale qui n'a pas voyagé, notamment en Chine, au Japon, pour découvrir l'illusion des opposés. Racines - Internationalisation sont les deux points d'un même segment.

 

Quand on prend du recul par rapport à ses déterminismes premiers, qu'on connaît autre chose, on peut poser des mots, faire le tri entre les racines à conserver et les influences toxiques à pardonner puis à laisser. On peut se connecter à l'essence de son origine seulement parce qu'il existe des références externes. Une origine sublimée, apaisée, ouverte et fertile.

 

Souvent, quand on comprend l'essence de ses origines, on comprend que c'est comme une fleur qui s'ouvre au monde, qui se sublime, en perpétuelle évolution. Les racines, ce n'est pas l'inverse de l'international, c'est la manière de vivre l'international.

 

Et la famille, ce n'est pas rester esclave de liens d'attachements, c'est construire une vraie relation d'égal à égal (sortir de la posture de sauveur vis à vis de sa famille est un enjeu fréquent). On ne peut être solidaire et bienveillant si l'on ne montre pas l'exemple en commençant à assumer d'exister et d'être libre en tant qu'individu.

 

Pour l'entreprise, c'est exactement le même processus qui se joue. S'internationaliser, se développer, bien au contraire de "perdre son âme", c'est une occasion unique de la trouver, de devenir soi-même en tant qu'entreprise et en tant que dirigeant. Se retrouver enfin.

 

 

Matthieu, observez-vous des enjeux spécifiques pour les personnes surdouées, intuitives, qui se sont internationalisées  ?

 

Les situations sont tellement différentes que vous savez que la réponse à cette question est impossible. Simplement par expérience, les enjeux que vivent tous les surdoués même très à l'aise dans leur vie professionnelle restent les mêmes (communication, confiance, reconnaissance de la pertinence de ses intuitions, gestion de sa sensibilité et de ses émotions, leadership, gestion de son équipe ou de son board, quête de sens, choix), mais tout cela entre en interaction avec un environnements économique dynamique où les risques comme les opportunités sont plus élevés.

 

Même si la personne haut potentiel a un esprit Interculturel par essence, un sujet est bien sûr la compréhension des codes d'une autre culture. Ce qui implique s'entourer, demander de l'aide.

 

Typiquement, je vais avoir comme situation le créateur de startup en Californie qui va devoir prendre en compte la culture et les valeurs sur place pour structurer sa posture de leader. Dans les cultures très extraverties, l'affirmation de soi peut être un sujet quand on est très réflexif, intuitif, que l'on a besoin de temps pour former un opinion. Nous allons aussi avoir le cadre dirigeant d'un grand groupe en expatriation qui fait face à d'autres conditions de travail, d'autres réseaux.

 

Matthieu, justement, sur quels objectifs opérationnels travaillent vos clients qui se sont internationalisés ou expatriés  ?

 

Le travail de fond sur la structuration d'une identité professionnelle ou de dirigeant (et d'une culture d'entreprise) et d'une stratégie, d'une vision, va s'articuler avec un travail de surface, tout autant important, sur les relations optimum dans les différentes situations professionnelles

  • Comment gérer les DG des différentes filiales (en tant que Président comme en tant que chef de projet transversal avec un rôle flou et faiblement appuyé en interne !)
  • Comment susciter l'attraction de différents réseaux très sollicités qui viendront d'eux-mêmes à votre rencontre ?
  • Comment communiquer avec mes différents partenaires
  • Comment optimiser les réunions d'équipes ou Comex
  • Comment vendre mes prestations haut de gamme à mes prospects tout en faisant comprendre ma singularité
  • Comment réussir mon entretien en le visualisant comme une relation d'égal à égal
  • Comment je peux laisser ma douance se mettre à chanter, lui laisser tout sa place dans ma communication, en la dépouillant de la communication "faux-self" qui n'est pas la douance

 

Matthieu, concernants les expats, vous dites que beaucoup partent (ou reviennent) sur la base de pulsions aussi rationalisées qu'irrationnelles...

 

Oui, avant une expatriation et surtout avant un retour en France, le sujet est de questionner si le choix est dicté par le faux-self, une posture de sauveur, ou s'il est vraiment congruent, authentique, juste. Le coaching propose un espace de prise de recul pour questionner ces choix. Le coach est neutre, et vient éclairer les zones d'ombres, proposer des regards différents.

 

Parfois, au moment où la personne douée trouve enfin la juste place, il y a comme une pulsion irrationnelle de sabotage venue du plus profond d'elle-même qui l'éloigne : "être en Comex ça ne fait plus sens, je veux autre chose", "la finance, j'ai fait le tour, je veux revenir en France...", "je veux m'installer à la campagne"

 

Et le faux-self est malin : les arguments vont très bien cadrer avec les modes moralisantes de notre époque. Tout semble juste, sauf si l'on regarde dans le détail ce qu'est vraiment cette perte de sens au niveau symbolique, philosophique, artistique.  En coaching, on se méfie souvent des évidences.

 

Le sens absolu, c'est la certitude, la dictature. Au niveau symbolique, la perte de sens peut justement symboliser le vertige de l'artiste qui s'est enfin émancipé de ses blessures, ses déterminismes, et va pouvoir construire du neuf. La perte de sens peut être la plus belle nouvelle qui soit : vous allez pouvoir créer votre sens, et non plus le chercher ou partir à la quête d'un sens (sous entendu : sens imposé par un autre, on reste sous le joug du Père symbolique).

 

Perdez le sens (unique) ! Pour trouver votre émancipation dans toutes les directions !

Si vous avez un bullshit job d'après la moraline du moment à la bienveillance à géométrie très variable : si ce bullshit job vous amuse au quotidien, vous apporte de la joie, de la reconnaissance et de la liberté, assumez-le ! Laissez passer les modes et leurs ambivalences, les normes surtout lorsqu'elle se disent hors normes, pour devenir vous-même ! 

Réussir à l'international, c'est peut être parfois tout le problème de la personne surdouée, pourquoi ?

 

Oui, étrangement, la "réussite" (confiance, juste place, affirmation de soi, succès sur son marché) peut être bien plus complexe à gérer que le sentiment d'échec. Pourquoi ? 

 

Quand vous commencez à vous envoler, parfois, tout le monde va tenter de vous retenir pour garder le contrôle, notamment via des maladies ou accidents qui semblent indépendants de toute volonté.

 

Parfois, il faudra aller jusqu'à un changement d'une partie de son entourage pour conserver ce soleil intérieur, cette liberté, au service de quelque chose de plus grand que soi, de plus important que son entourage immédiat : le monde, qui n'a jamais eu autant besoin de vos talents. La majeure partie du temps heureusement, c'est l'occasion unique de redécouvrir son couple, de prendre une place plus juste dans la famille. Et là c'est extraordinaire !

 

En situation de trouver enfin votre juste place, parfois les forces de résistance vont atteindre un pic (comme une fusée qui sort de l'atmosphère, au moment de la délivrance, la pression est maximale). Ce sera l'occasion de faire un ultime nettoyage de ses loyautés, de pardonner aussi, dépasser des croyances ou du faux-self très incrusté, inconscient, pour faire face à cette réussite et ne plus la voir que comme de la justesse. Oui, votre réussite est juste et vous l'avez amplement méritée. Votre réussite, c'est la remise des choses à leur place.

 

Après le travail ne consiste plus qu'à utiliser son intuition et sa créativité au maximum pour développer ses activités.

 

Matthieu, pourquoi un coaching spécialisé en hauts potentiels ? 

 

La personne douée ou simplement très intuitive ou profondément empathique a une manière de penser, d'être au monde, radicalement différente. Un accompagnant qui n'est pas à plein temps sur le sujet va, sans s'en rendre compte, projeter ses croyances et la personne se retrouve dans la position dans laquelle elle était souvent enfant : en adaptation inconsciente.

 

Le haut potentiel possède des ressources uniques et singulières, les grilles de lectures classiques passent totalement à côté. La personne douée, en décidant enfin d'être pleinement elle-même, de faire de ses "bizarreries" une identité, de reconnaître la puissance de son intuition et de s'émanciper de ses déterminismes, souvent, n'imagine pas les potentiels pour elle et pour son projet, son entreprise.

 

Après, j'insiste sur le fait que chaque haut potentiel est différent et va trouver une manière différente de réussir. ll existe simplement une essence derrière cette diversité et des sujets types qui reviennent souvent. La spécialisation ici n'a qu'une seule intention : accompagner le client à développer des degrés de libertés supplémentaires pour atteindre ses objectifs. 

 

Matthieu, quel est le format du coaching ?

 

Il peut s'agir de séances individuelles pour travailler des points précis (un entretien), ou d'un processus sur 7 / 10 séances sur 6 mois / 9 mois qui apporte une structure et un suivi, quand il s'agit de travailler sur un vrai changement de paradigme (cette fois-ci, trouver l'opportunité juste et réussir sa prise de poste; trouver sa juste place de leader en tant que directeur général, accompagner son organisation dans une transformation...). Les séances peuvent durer de 30 min à 2h. 

 

Matthieu, vous êtes aussi superviseur, comment ça se passe et quelle est la différence par rapport au coaching ? 

 

La supervision est un espace pour réfléchir à ce qu'on fait et pourquoi on le fait, en tant que personne qui accompagne d'autres personnes : coach, consultants, dirigeant, manager, DRH, directeur transformation, responsable RSE...

 

Toujours avec ce regard spécialisé sur les enjeux des hauts potentiels, et à la fois qui reconnaît et encourage la singularité de chacun, il va s'agir de prendre du recul sur les situations clients ou d'accompagnement, ainsi que sur ses outils et le développement de son activité.

 

La supervision consiste en des séances de 1h30 / 2h, tous les mois en moyenne selon l'intensité de l'activité, sans limite de durée. Le téléphone convient en général très bien pour la supervision.