Clash ONPC du samedi 30 septembre

Pour le rappel du contexte tant médiatisé, vous le trouverez ici dans cet article très intéressant d'un coach en communication relationnelle. 

 

Pour des mots que l'une n'a pas supportés de la part de l'autre, ces deux personnes n'ont pas tout exploré de ce sujet pourtant si essentiel.

 

Le  « former pour accueillir la parole » n'a pas plu au chroniqueur, et sans émettre de jugement sur l'une ou l'autre de ces personnes qui ont "parlé" à leur manière, cela me fait penser à un enjeu que vit une partie du monde intellectuel français aujourd'hui (je m'excuse de la formulation imprécise...).

 

Certains pensent détenir la vérité sur ce que c'est que d'être écrivain, d'être un bon psychanalyste, sur ce que c'est que l'éthique; La vérité sur les modes de vie qui seraient moraux ou immoraux (gagner de l'argent = c'est mal !). Les vérités doivent être simples "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement". Bien évidemment.

 

Et non, le monde est si complexe et changeant aujourd'hui, l'intelligence est bien plus nécessaire que l'expérience, et cela dérange beaucoup, car cela redistribue les cartes du pouvoir, car c'est là que ça frotte vraiment : la difficulté des uns à laisser la place qui revient aujourd'hui légitimement à d'autres.

Plus précisément, le monde a toujours été complexe, simplement nos enjeux sociétaux nous demandent avec force de reconnaître cette complexité aujourd'hui.

 

Rien ne résiste au temps qui passe, rien ne résiste à ces découvertes scientifiques qui nous montrent la fondamentale complexité de notre univers, pas même Hegel, Freud, Jung, Lacan. Nous entrons dans un monde extraordinaire, un monde ou une chose peut être vraie et fausse à la fois (physique quantique), un monde où même l'univers ne serait pas le centre de tout (univers multiples, théorie des cordes, Brian Green), un monde où tout est possible, même peut être l'immortalité AVEC éthique (transhumanisme, Laurent Alexandre)....le monde tel qu'il EST, un monde dont l'immensité dépasse nos pauvres mots qui s'auto-définissent en boucle et ne "parlent" que des limites de notre psychisme, des folles limites de la condition humaine.

 

Oui, aujourd'hui, je pense que ce qui se conçoit bien s'énonce avec une forme étrange de simplicité complexe. La monde est complexe, la structure même de notre réalité est complexe, la finance est devenue quantique, l'économie disruptive, et seule une pensée complexe et des mots stratégiquement et simplement complexes nous permettront d'avancer ! Et nous sommes bien plus que des mots (maux).

 

Les mots sont à la fois irremplaçables, ils sont tout, et ils sont rien, comme le Zen. Les mots doivent se contenter de nous laisser voir la beauté du monde.

 

Si vous êtes "surdoués" (désolé de ne pas employer le "mot" qui convient, si vous êtes placé quelque part sur ce continuum si complexe qu'est la douance, assumez cette parole complexe, elle parle du monde. Seules les actions doivent être simples. Et encore. Parole complexe ne signifie pas "procrastination", mais "choix en conscience du risque d'erreur et de la complexité de l'enjeu".

 

Et si vous n'êtes pas sur ce continuum de la douance, nous avons tous un surdoué en nous (même s'il ne s'agit pas de la même douance), l'enfant créatif que trop ont oublié.